Yoga et Hypertension – La Pratique

L’hypertension dite essentielle est une pathologie de plus en plus courante dans nos sociétés modernes et découle de la modification de nos modes de vie de plus en plus stressants et surmenés, et qui s’éloignent finalement d’un rythme biologique naturel plus à l’écoute de nos besoins fondamentaux. Ce surmenage et ce stress peuvent alors créer des perturbations des fonctions rénales, digestives, des troubles du sommeil ou respiratoires, mais aussi des tensions psycho-émotionnelles.

Le yoga, par les différents outils qu’il propose,  tels que la pratique posturale (asanas), la méditation, les exercices de visualisation et de concentration (dharana et dhyana), ainsi que les exercices de respiration (pranayama), et pratiqué de manière constante, est un excellent moyen de prévenir de l’aggravation de la maladie, mais aussi de prévenir de l’évolution vers l’hypertension pour les profils à risque. Ces pratiques, combinées à une alimentation appropriée et équilibrée et à une pratique sportive régulière,  sont un excellent moyen de stabiliser voire de réduire considérablement l’hypertension et le risque cardio-vasculaire.

Les exercices proposés visent à calmer, faire baisser et stabiliser la pression, à détendre et à ramener un équilibre entre le système nerveux neuro-végétatif (parasympathique), (crânio-sacré) dont le rôle est de ralentir les fonctions de l’organisme pour conserver l’énergie, et le système nerveux sympathique (thoraco-lombaire), système d’excitation, responsable quant à lui de l’accélération du rythme cardiaque, . Seront donc à éviter tous les exercices posturaux et respiratoires amenant la chaleur et  trop de « feu intérieur » , la contraction musculaire intense et les postures inversées.  Seront privilégiées des flexions avant, des techniques de respirations permettant d’allonger l’expiration, des torsions permettant de délier le rachis et de lui donner de la flexibilité surtout dans le bas du dos (sacrum, lombaires : stimulation du nerf vague et système parasympathique), des postures amenant calme mental et centrage.

Paschimottanasana : la pince ou posture de l’étirement de l’ouest

 

Bénéfices :

·         Etire tous les muscles de l’arrière du corps

·         Revitalise non seulement les muscles mais les nerfs, très nombreux dans la colonne vertébrale ce qui va agir sur le système neurovégétatif.

·         Dénoue les contractures musculaires du bas du dos et soulage les tensions dans le bassin, via l’antéversion du haut du bassin.

·         Améliore la flexion de la hanche et la mobilité des articulations du bassin.

·         Effets bénéfiques sur la digestion par la flexion en avant et  la contraction de l’abdomen mais aussi en massant tous les organes internes au rythme de la respiration. Tonification des organes abdominaux.

·         Par son rythme régulier, la respiration abdominale contribue à stimuler le fonctionnement des reins et stimuler de système immunitaire par son action sur les surrénales.

·         Améliore la circulation sanguine dans la zone de la colonne vertébrale.

·         Permet un meilleur alignement de la colonne vertébrale.

·         Tenue dans la longueur avec une respiration lente et profonde, sans effort de volonté, apaise l’esprit et amène calme intérieur, recentrage et une profonde détente.

 

Contre-indications :

Inflammation aigue du nerf sciatique, arthrite chronique, asthme, pincements de disques intervertébraux. En cas d’hernie discale, bien plier les genoux. Inflammations et blessures à l’arrière de la jambe, au niveau de l’ischion en particulier. En cas de glaucome, ne pas baisser la tête.